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Message  roberto > le Dim 31 Déc - 12:25





Le calendrier Du facteur

« À quelle date est paru le premier calendrier des Postes ? Quelles étaient les informations apportées ?

À partir de quand les facteurs les ont-ils distribués ? » 




La Bibliothèque nationale conserve des exemplaires des calendriers des postes depuis 1682 sous différentes appellations : Almanach de cabinet, Calendrier de cabinet ou encore « de comptoir ». Au rythme des régimes politiques, il sera l’Almanach « national » (1793-1804), « impérial » (1805-1814), « royal » (1815-1847), « national » (1848-1852) et « impérial » (1853-1870). En 1699, l’Almanach royal indique les départs des courriers, l’emplacement des bureaux et des rares boîtes à lettres.

Dès la création de postes dans les grandes villes françaises (1762 à Paris, 1766 à Bordeaux, 1777 à Nantes…), les facteurs en proposent à leurs clients, contre des étrennes. Le premier calendrier postal parisien s’appelle Almanach de la Poste de Paris. La loi des 3 et 10 juin 1829 instaure le service de la poste rurale et, par conséquent, la diffusion des almanachs sur tout le territoire français. Les calendriers représentent un complément de revenus appréciable pour les facteurs qui, à l’origine, les faisaient fabriquer à leur compte. Mais pour faire face au développement considérable de leur clientèle, ils se tournent progressivement vers des imprimeurs fiables. C’est l’un d’entre eux, François-Charles Oberthur (1818-1893), installé à Rennes, qui donne leur forme moderne aux calendriers des facteurs. Son idée est de décliner le principe d’un almanach départemental, en insérant un feuillet contenant des informations locales (carte du département, chiffre de la population…). À partir de 1854, des calendriers imprimés par la maison Oberthur sont distribués dans toute la France.

Cependant, l’engouement croissant de la population pour ce produit incite l’administration des Postes à réglementer sa diffusion et son contenu : il s’agit en particulier d’interdire la publication d’idées hostiles au gouvernement. C’est ainsi qu’un calendrier officiel, appelé Almanach des Postes, fait son apparition en 1855. Sa fabrication est d’abord exclusivement confiée à l’imprimerie Mary-Dupuis de Noyon (Oise) ; ce privilège est transféré à Oberthur, qui en rachète le monopole en 1860. Seuls les calendriers soumis à la validation des directeurs départementaux des Postes peuvent être distribués par les facteurs. En 1880, le calendrier change d’appellation pour devenir l’Almanach des postes et télégraphes, puis Almanach des P.T.T. en 1945, avant de devenir l’Almanach du facteur en 1989.

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Re: Curiosités

Message  roberto > le Dim 31 Déc - 15:09





Cerner les antioxydants
Une start-up nancéienne a développé des outils capables de mesurer scientifiquement l’effet des antioxydants. Son expertise lui ouvre les portes d’un marché gigantesque.





De simples électrodes permettent de mesurer le rapport antioxydant/radicaux libres.







Après des tests au Japon, des essais cliniques sont en cours en Belgique.





Le déséquilibre entre radicaux libres et antioxydants est à l’origine de plus de 200 pathologies.


Smail Meziani et Stéphane Desorby, les cofondateurs de l’institut européen des antioxydants.






Par Jean-Marc Toussaint

Si les radicaux libres présents dans l’organisme sont supérieurs aux antioxydants, alors notre corps se trouve en déséquilibre. On dit qu’il est en situation de stress oxydatif. Un état qui est en partie à l’origine de plus de 200 pathologies, dont le cancer, le diabète, la maladie d’Alzheimer, les maladies cardiovasculaires, mais également du vieillissement prématuré de nos cellules. D’où la nécessité d’un juste équilibre entre ces fameux radicaux libres et les antioxydants présents dans nos tissus. Reste à savoir comment ces molécules sont proportionnées dans notre corps ? La réponse tient en quatre lettres : PAOT, comme Pouvoir AntiOxydant Total. Cette machine, mise au point par l’Institut Européen des Antioxydants (IEA), une start-up hébergée par l’université de Lorraine sur le technopole de Nancy-Brabois, est une première mondiale. Elle permet, avec de simples électrodes au contact de la peau, de mesurer « in vivo » et par transfert d’électrons le rapport radicaux libres/antioxydants. Une petite révolution qui devrait, à terme, permettre, aux médecins généralistes notamment, de disposer en temps réel de cette information dans leur cabinet, au même titre que la tension artérielle.

Quel est l’intérêt d’un tel équipement ? « Prévenir plutôt que guérir », tranche Smail Meziani, enseignant-chercheur à l’université de Lorraine, spécialiste des biomolécules et président de l’IEA. Avec cet outil analytique, le praticien pourra demain corriger les éventuels déséquilibres constatés chez un patient, mais aussi suivre l’évolution de ses prescriptions dans le temps. Avec toujours cette idée de réduire le risque de maladie. Testé au Japon, cet équipement, dont il n’existe pour l’heure que quatre prototypes fabriqués à Nancy, fait actuellement l’objet d’un essai clinique à l’hôpital de Liège, en Belgique. « 150 personnes y sont suivies pendant six mois. À l’issue de l’étude, nous espérons que le comité scientifique pourra valider la machine. Ce qui nous permettra ensuite de la proposer sur le marché dans le courant de l’année 2018. L’idée est de la mettre en service progressivement dans quelques cabinets, le temps de trouver des partenaires financiers et d’industrialiser sa fabrication », indique Smail Meziani.

« Aujourd’hui, nos outils analytiques nous permettent d’être sûrs à 100 % de l’efficacité d’une molécule »
La start-up, cofondée en 2016 par ce doctorant algérien arrivé en France en 2006 pour finir ses études, et son ancien directeur de thèse, Stéphane Desorby, est l’aboutissement de près de vingt ans de recherches menées sur les antioxydants par l’ENSAIA (École Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires) de Nancy. Des recherches qui ont notamment permis de créer une seconde activité de conseil pour faire vivre la start-up et financer de nouvelles études. « De grandes entreprises cosmétiques ou liées à l’industrie agroalimentaire nous consultent pour les aider à choisir la meilleure formulation dans la production de produits antioxydants. Aujourd’hui, nos outils analytiques nous permettent d’être sûrs à 100 % de l’efficacité d’une molécule », explique Smail Meziani, qui dispose pour cela d’une base de données de 4.000 molécules dûment référencées. Forcément, cette absence d’erreur intéresse au plus haut point les géants de la cosmétique et de l’agroalimentaire. Aussi, la start-up nancéienne réalise également pour le compte de ces grandes marques des études in vivo sur des testeurs volontaires pour connaître et mesurer précisément l’action d’un antioxydant et ses éventuels bénéfices une fois ingérés. « Lorsque l’on teste une molécule, on ne se contente pas de fournir une mesure. Nous proposons également toute une expertise pour en améliorer la performance. Introduire la bonne molécule dans une pommade ou un aliment détox ne suffit pas ; son dosage, la forme qu’elle va prendre, la manière dont elle sera produite sont également déterminants », conclut Smail Meziani.

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